DYN se prépare aux changements

D’ici à trois à cinq ans, de nombreux changements auront lieu dans nos sociétés actuelles.

Des évolutions importantes de la technique seront introduites pour l’ensemble des acteurs. Passant du nouveau système de paiements, à l’abandon du réseau téléphonique fixe traditionnel de notre opérateur national, de la création de nombreuses sociétés actives dans les services financiers (FinTech) et des solutions qu’elles amènent. De nombreux articles relatent de cet essor, dont un parut dans le magazine Bilan[1].

Parallèlement, de nombreuses législations entreront en force en même temps. Je pense à la nouvelle norme internationale d’« Échanges Automatiques de Renseignements »[2] (EAR) et à l’échange spontané de rulings[3] entre états qui permettront de lutter contre la soustraction d’impôts sur le plan international. Jusqu’à présent, près de 100 états, dont la Suisse et toutes les grandes nations, se sont déclarés prêtes à reprendre la norme sur l’échange spontané de rulings. S’y ajoute l’introduction de contrôles beaucoup plus précis et importants commandés par les instances cantonales, fédérales et même internationales.

La pression des organismes internationaux, comme l’« Organisation de Coopération et de Développement Économiques » (OCDE) regroupant 34 pays et l’« Organisation Mondiale du Commerce » (OMC) regroupant 162 pays, exigent de leurs membres plus de transparence et de liberté dans l’économie mondiale. Je relève également, afin d’amener plus de transparence fiscale, le projet BEPS (Base Erosion and Profit Shifting)[4] voulu par l’OCDE. Il demande à ses membres de mettre en place l’obligation de déposer une déclaration pays par pays par les groupes multinationaux.

Finalement, les changements démographiques, avec près d’un quart des entreprises suisses qui devront régler une transition générationnelle dans les cinq ans à venir, amènent une difficulté supplémentaire. C’est un enjeu économique de taille, puisque cela concerne directement entre un demi-million et un million de postes de travail[5]. L’arrivée de la génération Z, ultra connectée, au sein des entreprises, va modifier aussi l’environnement de travail, sa vision étant davantage internationale, entrepreneuriale et transparente.

Une infographie, publiée en 2013 par Robertson Associates, exprime d’une façon ludique les différences entre les différentes générations.

http://www.robertson-associates.eu/blog/2013/11/29/which-generation-are-you-xyz-lost

Beaucoup d’autres évènements encore seraient à relever pour les trois à cinq ans à venir touchant les fiduciaires et leurs clients. Je ne saurais tous les citer dans ce document.

Ces évènements influenceront avec certitude les départements comptables des fiduciaires dans leurs organisations techniques et leurs processus de travail. Les sociétés fiduciaires elles-mêmes devront intégrer ces nouveautés et en tirer les éléments positifs.

Il ne faut pas se voiler la face : les évolutions liées aux nouvelles technologies seront des opportunités pour certaines fiduciaires mais des menaces pour d’autres.

Chez DYN, nous pensons notamment aux défis suivants :

  1. l’évolution de nos méthodes et systèmes de travail
  2. la concurrence nationale et internationale ;
  3. le manque de ressources qualifiées.

Il existe bien entendu de grandes opportunités pour les sociétés qui sauront s’adapter et développer leurs services. L’informatisation de leurs processus et la capture d’une multitude d’informations permettront des analyses plus détaillées et automatisées des données de la société. Le big data au profit des PME !

Partant de ces postulats, nous pensons que l’avenir du métier de fiduciaire se fera principalement via la dématérialisation et l’automatisation des flux financiers. La pénétration à plus grande échelle de logiciels ERP permettant l’automatisation des flux et la gestion intégrée des modules sera possible grâce à une diminution des couts de ces solutions. En outre, l’interconnectivité entre les différents outils utilisés par la fiduciaire, les collectivités et ses clients permettront l’intégration automatique d’un grand nombre d’informations.

Cela passera par une modification dans l’organisation du département comptable des fiduciaires et par l’implémentation de solutions techniques.

DYN veille à être à la pointe de la technologie et a pris les devants dans nombreux domaine de la dématérialisation et de l’automatisation.

Des solutions innovatrices sont proposées à nos clients pour d’une part automatiser leur flux afin de réduire les coûts et optimiser les ressources. Ces informations, une fois valorisées par nos soins, permettrons d’en tirer profit notamment par l’analyse des dépenses et investissement.

 

[1] Delaye Fabrice : Comment les fintechs rajeunissent la City, Bilan, 5 janvier 2016, http://www.bilan.ch/techno-plus-de-redaction/comment-fintechs-rajeunissent-city

[2] Birri Jürg & Schlichting Lars : EAR : l’importance de régulariser des avoirs non déclarés, EXPERT FOCUS no 15|5, p. 415, mai 2015

[3] Iglesias Nelly : Echange spontané de rulings entre états, EXPERT FOCUS no 16|1-2, p. 33, février 2016

[4] Majo Jocelyne Majo : Transparence fiscale, la déclaration pays par pays de l’OCDE, EXPERT FOCUS no 16|3, p. 197, mars 2016

[5] Crédit Suisse : Facteurs de succès pour PME suisses – La succession d’entreprise dans la pratique, p. 20, juin 2013